Charte D'Egalité & Réconciliation
1. Pour une communauté nationale fraternelle, consciente de son histoire et de sa culture, contre tous les communautarismes victimaires.
2. Pour un front du travail, patriote et populaire, contre les réseaux de la finance et l'ultralibéralisme mondialisé.
3. Pour l'indépendance française et la coopération des nations libres contre les impérialismes.
4. Pour la défense de la campagne, et ceux qui y travaillent, contre l'idéologie de la nature des bobos des villes.
5. Pour la sauvegarde de la spiritualité et du sacré contre un individualisme de consommation.
6. Pour la liberté d'expression contre la pensée unique.
7. Pour le rassemblement des patriotes contre la tendance au fractionnisme des adeptes traditionnels de la cause nationale !
mercredi 4 novembre 2009
samedi 6 juin 2009
Comment l’Opposition libanaise Antisioniste est diabolisée

Pendant que l’on diabolise sur un registre orwellien l’Opposition Aounistes-Hezbollah, on oublie le problème de fond, c’est à dire l’ingérence américaine (récente visite du vice-président Joe Biden venu soutenir la Majorité et qui suspend l’aide économique américaine aux résultats du 7 juin), saoudienne (plusieurs millions de dollars injectés dans la campagne du 14 Mars), jihadiste (mouvements islamistes d’obédience wahhabites soutenant le Courant du Futur de Saad Hariri et s’opposant aux chiites et aux chrétiens ; groupe terroriste Fatah Al-Islam), israélienne (immense réseau d’espions israéliens en cours de démentèlement par les forces de sécurité et l’armée libanaise ; maintien des liens noués entre Israël et les milices chrétiennes pro-occidentales depuis les années 1950 ; menaces proférées par Tel Aviv d’attaques militaires au moins équivalentes à celle de l’été 2006 ;) et euratlantiste (offensive tout azimut des « nouveaux philosophes », des médias-menteurs que sont Der Spiegel, Le Figaro, Le Monde, Libé, Charlie Hebdo et de l’oligarchie politicienne de type Sarko-Barroso-Berlusconi.
Les Libanais vont décider de leur avenir ce dimanche 7 juin : arrimer le Pays des Cèdres à l’Axe « libéral » atlanto-saoudo-sioniste, renforcé par l’autocratie égyptienne du pharaon Hosni Ier et par les islamo-mondialistes que sont les jihadistes et les wahhabites ; ou ancré son destin dans la Résistance au Nouvel Ordre Mondial aux côtés de la Russie, du Vénézuéla, de la Bolivie, de la Syrie, de l’Iran … et de la Liste antisioniste Dieudonné-Soral-Gouasmi ? Quel que puisse être le résultat du scrutin libanais, il est une donnée qu’il faut avoir à l’esprit dès à présent : le Liban est bien devenu le centre du nouveau Grand Jeu…
Pourquoi tant de haine finalement ? Peut-être parce que ce qui soude l’Opposition libanaise est l’Egalité & la Réconciliation : Egalité entre tous les citoyens libanais par la suppression de la constitution communautariste instaurée en 1943 et renforcée en 1989 sous l’égide des Etats-Unis, de la Syrie et de l’Arabie saoudite – avec le soutien tacite d’Israël... ! ; Réconciliation entre les nombreuses communautés libanaises déchirées depuis près de quarante ans, à commencer par les Chrétiens entre eux – divisés d’un côté entre les partisans d’un Liban maronite et sioniste, c’est à dire ethniquement et religieusement « nettoyé » et reniant son arabisme pour regarder vers l’Occident matérialiste et de l’autre les Arabes chétiens fiers de leur identité arabe et considérant leur particularisme chrétien comme un pont entre Orient et Occident au-delà de tout « choc des civilisations », mais réconciliation aussi entre les musulmans sunnites et chiites.
Finalement ce que veut l’Opposition libanaise c’est bâtir enfin une Nation libanaise unie et solidaire… Pour y parvenir, le Courant patriotique libre du Général Aoun, le Hezbollah et leurs alliés sont intransigeants dans le refus catégorique de toute installation définitive ou naturalisation des réfugiés palestiniens accueillis sur le sol libanais. Pour eux, les Palestiniens ont un pays, la Palestine ! Il faut donc appuyer les justes revendications palestiniennes quant au droit au Retour des réfugiés.
Ces deux objectifs : bâtir une Nation libanaise et droit au Retour des réfugiés palestiniens, s’opposent au projet sioniste et aux calculs stratégiques atlantistes basés sur l’ « instabilité constructive ».
Ci-dessous, deux exemples de média-mensonges publiés ce jour dans le quotidien libanais francophone L’Orient Le Jour. Bien que lié à la Majorité Hariri, ce journal reste d’une grande objectivité en se faisant l’échos des divers courants politiques du Pays des Cèdres – on en dirait pas tant du Figaro ou de Libé. Certaines de ses plumes sont par ailleurs réputées pour la finesse de leurs analyses. Ainsi, vous trouverez à la suite des deux média-mensonges un texte de Scarlett Haddad très éclairant sur les enjeux géostratégiques du scrutin de ce dimanche.
Geagea : Si le 8 Mars gagne, je crains pour les libertés
Samir Gaega, chef des Forces Libanaises, criminel de guerre et actuel membre de la majorité pro-occidentale dite « Mouvement du 14 Mars ».
L’Orient Le Jour, 3 juin 2009.
C'est un message fort que Samir Geagea a envoyé à J - 5 aux indécis, estimant qu'une victoire du camp du 8 Mars « transformerait le Liban en un grand Gaza... J'ai très peur, dans ce cas de figure, pour les libertés privées et publiques, et pour la liberté de la presse en particulier », a martelé le chef des Forces libanaises, assurant que seule une force politique puissante pour le 14 Mars, au lendemain du 7 juin, pourra équilibrer la force des armes du Hezb.http://www.lorientlejour.com/article/620335/Geagea%3A_Si_le_8_Mars_gagne%2C_je_crains_pour_les_liberts.html
Autopsie d’une haine
Michel Hajji Georgiou, journaliste.
L’Orient Le Jour, 3 juin 2009.
La force principale du leader charismatique, lorsqu'il est littéralement transfiguré en demi-dieu, autoproclamé démiurge, est probablement sa capacité à exister d'une certaine manière en dehors du temps, à manipuler ce dernier à sa guise. Mais il n'y a là rien de bien étrange ; ce phénomène est caractéristique du culte de la personnalité, de l'exaltation du leader par les masses enflammées, totalement acquises, conquises, soumises. Le chef suprême a en effet un pouvoir absolu sur la vie et la mort (de ses sujets), et, partant, sur la temporalité. Cela lui confère également la possibilité de réécrire à souhait l'histoire autant de fois qu'il le souhaite, que cela est nécessaire - c'est-à-dire au gré de ses revirements et de ses changements de position. L'impact immédiat sur la masse est minime : le chef ayant modifié le sens de son histoire, ayant donné une nouvelle interprétation de son parcours et de ses paroles, et ayant réécrit les faits, tous les fidèles s'adaptent alors tambour battant, communient avec l'Un, l'Unique.http://www.lorientlejour.com/article/620327/Autopsie_dune_haine.html
Le formatage est total, et il peut être reproduit autant de fois que le chef le juge nécessaire : l'écrasement de la personnalité, de l'identité, du Soi, est total. Le concept de l'identité s'évanouit, et l'autonomie disparaît avec : tout n'est que fusion dans la perfection absolue du chef, du Duce, du Führer.
Tous les fascismes, tous les totalitarismes ont fonctionné ainsi, dans la double obsession de contrôler toujours plus le temps - c'est-à-dire de se réapproprier inlassablement l'histoire (il faut relire, dans ce cadre, 1984 d'Orwell, et la fonction du ministère de la Vérité qui réécrit symboliquement les coupures de presse au gré des changements de principes) - et de contrôler toujours plus d'espaces, en soumettant autant que possible de volontés à leur autorité. Cependant, le formatage identitaire qui permet cette réécriture de l'histoire et cette transformation du citoyen en être servile et décérébré reste incomplet sans une modification du système de valeurs, du code de conduite adopté initialement par la personne.
Que l'on se souvienne ainsi des séances communes d'expression de la haine dans 1984 d'Orwell, organisées par le pouvoir fasciste contre l'ennemi désigné du jour : cette haine orgiaque permet en effet de souder l'esprit de corps ; elle permet aussi de mieux enraciner l'auto-conviction de tout un chacun (mais aussi du groupe dans son ensemble) que le nouvel ennemi est effectivement l'ennemi ancestral que l'on vient enfin de démasquer grâce à la sagacité et l'infaillibilité du chef (et que l'ennemi de la veille est devenu le vieil allié de toujours) ; et elle permet, par le fait même, par l'identification de cet ennemi, de s'identifier soi-même, ou plutôt de découvrir son nouveau soi, celui que le chef nous a enfin aidé, bien magnanimement, à révéler à nous-mêmes.
La culture de la haine est donc un élément fondateur du groupe. Freud l'avait déjà identifié comme tel dans Totem et Tabou. Le problème, c'est que pour installer la culture de la haine, en faire un élément de la culture d'une société, il est nécessaire d'effectuer cette refonte totale du système de valeurs, et donc de saper l'ordre ancien, les normes établies. C'est pourquoi le fascisme comporte, dans son essence profonde - et malgré son obsession légendaire de l'ordre et de la discipline - un côté anarchique qui peut séduire beaucoup d'esprits rebelles.
Comment donc détruire cet ordre ancien ? En établissant temporairement cette période d'anarchie, phase de déraison, de folie profonde, qui n'a d'égale que la folie et la mégalomanie galopante du chef suprême lui-même.
J'en viens à la raison d'être de cet article. La déraison. La disparition de la logique. La mort de l'argumentation. L'annihilation de la pensée, de l'intellect, de toute forme de rationalité. C'est la phase d'affirmation de soi du fascisme en société : le chef et, par transitivité, ses disciples s'érigent en référence ultime de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, du Bien et du Mal, de ce qui est « juste » et de ce qui est « faux ».
Le slogan et l'accusation deviennent les arguments qui prédéterminent non pas l'établissement du dialogue, mais son enterrement illico presto. La réponse au premier argument est donc une accusation : « Corrompu ». Rapidement suivie d'autres, et le calibrage va crescendo : « Pourri », « voleur », « vendu », « bourreau », «assassin» et, enfin, « traître ».
Inutile de dire que ces « arguments » sont déclinés sous leurs diverses formes, en fonction du niveau intellectuel de l'accusateur. L'objectif est évidemment de détruire l'interlocuteur, de l'écraser sous le poids moral des adjectifs que le fascisme veut bien lui coller. Quand bien même cela se fait au nom d'une seule moralité, celle du chef et de son puits abyssal de vices et de dépravations.
Il va sans dire que, depuis le début de cet article, il est question du aounisme. Un fascisme qui n'a pas les moyens de son fascisme, en l'occurrence la discipline de fer, et qui cherche, partant, à s'en doter à travers son alliance libidinale avec le Hezbollah, celui qui possède la force, la discipline et les armes.
Le scénario d’une attaque israélienne contre l’Iran, une possibilité sérieuse pour le Hezbollah
Scarlet Haddad, journaliste.
L’Orient Le Jour, 3 juin 2009.
Le suspense électoral qui est entré dans sa dernière ligne droite ne fait pas passer au second plan les inquiétudes sur la situation régionale. Attaqué de toutes parts, notamment en Égypte, en Azerbaïdjan et en Argentine, le Hezbollah commence à avoir de sérieuses appréhensions quant à l'avenir de la résistance. La division interne ainsi que l'existence d'un grand nombre de cellules d'espionnage au profit d'Israël dont certains membres, comme les Fakih et les Awada de Nabatiyé, avaient établi des liens avec des membres du parti, le poussent à se poser des questions. Selon lui, le fait que certains Libanais le considèrent avec la Syrie comme des ennemis plus nocifs qu'Israël favorise la prolifération des espions et accentue le conflit stratégique qui scinde le monde arabe en deux camps, celui dit des Arabes modérés qui prônent un compromis avec Israël et celui qui estime que la résistance armée reste le meilleur moyen de recouvrer les droits arabes.
Des sources proches du Hezbollah estiment ainsi que le pari fait par certains sur un éventuel conflit entre le nouveau président américain Barak Obama et le nouveau gouvernement israélien n'est pas forcément justifié. Même si, selon ces sources, Obama était pétri de bonnes intentions, il commence à subir des pressions qui le poussent à céder sur des points essentiels. Il s'est déjà rétracté au sujet de la prison de Guantanamo et l'agenda du retrait des troupes américaines d'Irak, et il pourrait bien le faire concernant l'option des deux États dans le conflit palestino-israélien.http://www.lorientlejour.com/article/620326/_Le_scnario_dune_attaque_isralienne_contre_lIran%2C_une_possibilit_srieuse_pour_le_Hezbollah.html
Les sources proches du Hezbollah rappellent qu'actuellement, Israël place en tête de ses priorités la menace iranienne, alors qu'Obama souhaite régler en premier le dossier
israélo-palestinien. Mais les mêmes sources pensent que le gouvernement israélien joue la carte du gain de temps, avant de réussir à convaincre Obama que la seule solution possible est une attaque militaire contre des sites nucléaires iraniens.
Selon les informations en possession du Hezbollah, l'émissaire d'Obama dans la région, George Mitchell, s'est donné un an et demi pour soit trouver une solution au conflit israélo-palestinien, soit partir à la retraite. D'ici là, Israël se prépare sérieusement à l'éventualité d'une attaque militaire en temps voulu, certain que le dialogue entre l'administration américaine et l'Iran ne peut qu'échouer.
Les manœuvres entamées le 31 mai et qui se poursuivent jusqu'à jeudi s'inscrivent dans le cadre des préparatifs militaires de l'État hébreu. Le quotidien français Le Monde a d'ailleurs publié la semaine dernière le scénario d'une attaque militaire israélienne contre les sites nucléaires iraniens, reprenant Haaretz. Ce scénario prévoit l'utilisation de 90 avions, dont deux récemment livrés par les Américains, capables de brouiller le système de radars le plus sophistiqué. Les Israéliens pourraient aussi utiliser ce qu'on appelle les « Bunkers Boosters », ces fameux « missiles intelligents ». Et pour atteindre leurs cibles iraniennes, les avions israéliens devront probablement survoler le territoire irakien, où sont encore postés les soldats américains. C'est dire que la situation est assez complexe, mais le Hezbollah estime que cette probabilité est à envisager sérieusement, d'autant que les Israéliens poussent le président américain à modifier l'échelle de ses priorités.
Déjà, 76 sénateurs et 360 membres de la Chambre des représentants ont signé une pétition pour demander au président américain de ne pas exercer des pressions sur l'État hébreu. C'est pourquoi le président américain devrait rester dans les généralités dans ses discours prévus en Arabie saoudite (qu'il a rajouté in extremis à sa visite dans la région) et en Égypte, axant ses interventions sur l'initiative arabe de paix et sur le fait que tout dialogue avec l'Iran ne se fera pas aux dépens des pays arabes.
Dans ce contexte, les sources proches du Hezbollah estiment qu'une attaque israélienne contre l'Iran et contre le Liban est envisageable, que l'opposition remporte ou non les élections. Si l'opposition l'emporte, Israël dira qu'il ne faut pas laisser le Hezbollah contrôler le Liban, et si c'est la majorité qui l'emporte, il dira qu'il faut aider le camp « modéré »...
Tristan, E&R Nice-Nissa
jeudi 16 avril 2009
Conférence de Pierre-Henri Bunel : compte-rendu
Le 8 avril 2009, le Club de la Cité recevait le Commandant Pierre-Henri Bunel à l'occasion d'une conférence portant sur l'américanisation et la globalisation. Ancien officier de renseignement, artilleur de formation, américaniste et arabisant, observateur de l'ONU en Israël-Palestine, ayant participé à la Guerre du Golfe (1990-1991) et à la Guerre de Bosnie (1995), il fut médiatisé un temps après avoir été condamné à la prison ferme pour avoir transmis à un officier serbe les plans de frappe de l'OTAN sur la Serbie en 1998. Depuis sa libération il publia une série d'ouvrages et d'articles consacrés aux "Crimes de guerre de l'OTAN" ou aux "Menaces islamistes". Depuis le 11 septembre 2001, il s'est rapproché de Thierry Meyssan , pour lequel il rédigea un des chapitres du "Pentagate". E&R Nice-Nissa était présent.Avant de commencer la conférence à proprement parler, P.H. Bunel présenta son parcours professionnel et son positionnement politique. "Je ne suis ni de droite, ni de gauche. Je me sers de mes deux jambes, la droite et la gauche, pour avancer et je ne vais jamais là où l'on me force à aller" précisa-t-il. Puis ajouta : "Actuellement, le courant dont je me sens le plus proche est Debout la République et son président Nicolas Dupont-Aignan, mouvement dont je suis adhérent".
Attaché à une tradition d'analyse géopolitique associant Histoire, Economie et Géostratégie, il remonta à la fondation des Etats-Unis et à la guerre d'Indépéndance, puis fit un long développement sur la politique étrangère américaine depuis le 19ème siècle jusqu'au retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN. Ce rappel historique très didactique, fut agrémenté de nombreuses anecdotes sur son parcours de militaire et de diplomate français tant au Proche-Orient que dans les Balkans. Il évoqua l'existence de véritables camps de concentration sur le territoire israélien, en particulier celui de Qeziost, dont les détenus palestiniens sont capturés lors de rafles clandestines, lesquelles rappellent les tristement célèbres opérations "Nuit et brouillard"... Il interpella également le public attentif et curieux - de nombreuses questions furent posées tout au long de la conférence - au sujet de la livraison aux Emirats Arabes Unis par la France de missiles de croisière de dernière génération, de type Black Shahin, dérivés des missiles français Apache. Selon P.H. Bunel, ces missiles pourraient être livrés au Pakistan - voire à l'Iran - ce qui permettrait au "Pays des Purs" de disposer de vecteurs à haute performance capables de frapper tant les Saouds, que les intérêts américains dans le Golfe ou bien encore... Israël...
Il rappella également son amitié sincère envers le peuple américain "chaleureux et attachant", au sein duquel il a conservé de nombreux contacts, notamment des militaires. Mais il ne se fait aucune illusion vis à vis des élites de Washington, oeuvrant contre leur peuple et contre l'Humanité, et dont il faut toujours se méfier, l'Histoire l'ayant maintes fois démontrée...! Pour lui, la subversion états-unienne en Europe n'est pas incarnée par la Perfide Albion comme le pensent souvent les Nationalistes et les Gaullistes, mais par l'Allemagne, véritable cheval de Troie de l'Euratlantisme. La fin du couple franco-allemand initié par De Gaulle - dont le dernier avatar fut la position courageuse du gouvernement Schröeder en 2003 aux côtés de Paris et de Moscou, marque une nouvelle avancée de l'hégémonie états-unienne en Europe.
Son réseau d'amitié s'étend également au monde arabe, depuis son détachement en Jordanie et ses missions en Palestine ou dans le Golfe, mais aussi en Serbie, pays fier et courageux, dont il prit la défense avec honneur... engagement qui lui coûta cher comme nous le savons.
Une question du public porta sur la récente "affaire Chauprade" et son lien avec l'"affaire Bunel", dix ans plus tôt. Réponse du conférencier : "Je ne peux pas parler à la place de Chauprade".
Autre question du public : Que faire face à la globalisation et à l'américanisation de notre société ? Réponse de P.H. Bunel : ne pas consommer Coca ou McDo, lire, se documenter grâce à internet, faire un tri dans les programmes TV, ne pas se laisser lobotomiser par les médias-collabos... la Résistance doit être GLOBALE !
A l'issue de son intervention, il se livra à une séance de dédicace. Nos amis de la Librairie du Paillon installèrent pour l'occasion un stand à l'entrée de la salle sur lequel on pouvait retrouver le livre "black-listé" d'A. Chauprade consacrée au 11-9, le dernier Emmanuel Todd ("Après la Démocratie") ou encore les ouvrages de Pierre Hillard.
Bref, vous l'aurez compris, ce personnage brillant, sympathique et attachant, s'inscrit dans l'Axe du Bien, celui de la Résistance au Système aux côtés d'Alain Soral, de Dieudonné, de Thierry Meyssan, de Pierre Hillard, d'Aymeric Chauprade, d'Emmanuel Todd, de Nabe, de Michel Collon ou encore de Johan Livernette.
A l'Honneur et l'Insoumission !
Tristan, E&R Nice-Nissa.
Il y a dix ans commençait une opération d’agression de l’Otan contre un peuple fier et libre, le peuple Serbe. Ce drame intervenait avec la complicité d’une partie des opinions publiques abusées par la propagande de l’Otan et de ses satellites.
Pour avoir pris part à une action qui visait à empêcher une telle forfaiture, c’est de l’intérieur d’une prison française que j’ai suivi tous les épisodes de cet événement qui frappera d’opprobre ses coupables pour une longue période de l’histoire.
J’ai ressenti devant ce crime annoncé un double sentiment de honte et de fierté.
D’abord la honte : celle de voir mon pays s’engager volontairement dans cette trahison. Une trahison envers lui-même d’abord parce que les raisons invoquées ne reposaient sur rien, parce que participer à cette infamie ne pouvait pas servir le peuple français et enfin, et c’est peut-être le plus grave de l’affaire, parce que nos dirigeants trahissaient ainsi une amitié traditionnelle fondée sur l’héritage de l’histoire.
En bombardant Belgrade comme l’avaient fait les nazi pendant la seconde guerre mondiale, les « alliés » ne pouvaient que ternir fortement leur image pour les temps à venir.
Mais j’ai aussi ressenti un sentiment de fierté.
J’avais appris à connaître le Peuple Serbe pendant mon déploiement en Bosnie-Herzégovine. Certes, la situation des Serbes de Bosnie-Herzégovine était difficile, mais ils ont toujours fait montre de loyauté à leur parole dans tout ce que les forces d’occupation leur demandaient.
Il ne s’agissait pas de basse « collaboration » mais de respect de la parole donnée, entérinée par la signature du diktat de Dayton. Ils sont les seuls à avoir fait preuve de tant de courage et de loyauté en cette période qui était déjà fort peu glorieuse pour les complices de l’Otan.
Et dans ma prison parisienne, je ne pouvais que ressentir un sentiment d’amitié envers les Serbes injustement frappés pour avoir voulu défendre leur existence, leur culture et leur liberté. Pour avoir défendu leurs droits les plus élémentaires, en somme. J’ai été fier de voir ces patriotes se masser sur les ponts sous les bombardements pour servir de boucliers humains à leur patrie bien aimée.
Au cours de ma détention, j’ai reçu de nombreux témoignages de sympathie venant des Serbes de France mais aussi de Serbie. J’ai dans mon bureau une carte postale représentant des militaires serbes et français lors de la campagne des Balkans en 1918. Sur cette carte postale, il est écrit, en serbe : Srpski i francuski oficiri u I svetla skom ratu et, en français dans un cartouche « Merci mon commandant Pierre-Henri BUNEL ! La Serbie prie le Dieu pour Toi en ce mars 1999. Il s’agit de la carte n° 188 des Éditions Francophiles 1999. et porte la signature Branko Vasilijević, prof. Cette carte ne me quitte pas, d’une maison à l’autre.
Lorsque je suis enfin sorti de prison le 29 août 1999, vous aviez gagné. Les coups sauvages de vos ennemis n’avaient pas réduit votre résistance, on n’entendait plus parler ni la Secrétaire d’État des États-Unis, ni le verbeux Richard Holbrooke. Tous ces « courageux » bavards avaient laissé la place à… un négociateur finnois.
Certes, les dégâts contre la Chère Serbie avaient été énormes, mais vous n’aviez pas cédé, et vous aviez gardé votre président.
Lorsqu’en 2003, invité par les Éditions Guntenberg Galaksija et sont directeur M. Mile Bverlic, qui a bien voulu éditer en serbe mon livre « Crimes de Guerre à l’Otan », j’ai enfin pu venir rendre visite à ce pays que j’aime tant et rencontrer les héros qui avaient tenu sous les bombes assassines. J’ai aussi pu franchir l’Ibar à Kosovska Mitrovica, sous les regards haineux d’Albanais suffisants mais sous la protection des Serbes restés sur la rive nord. J’ai alors mieux compris combien mon pays d’Ariège, dans les montagnes du sud de la France, est proche de cette province du sud de la Serbie. Proche par ses montagnes, proche par ses habitants qui sont eux aussi habitués au dur travail de l’agriculture de montagne, aux hivers rudes. Les gens de mon pays ont eu eux aussi à lutter contre des envahisseurs venus du nord et le haut lieu de Montségur est pour nous autres pyrénéens comme Kosovo Poljé pour la Nation Serbe.
Mais la forfaiture a continué avec l’acceptation par des satellites de Washington de l’indépendance de la province Serbe de Kosovo i Metohija.
La France aussi a connu des périodes sombres de son histoire. Elle aussi s’est trouvée amputée de l’Alsace et de la Moselle par les hordes germaniques. De 1940 à 1945, elle aussi a été envahie. Et nous en sommes sortis.
Certes, on peut penser qu’elle est à nouveau sur une pente dangereuse. Mais, à elle comme à la Serbie, il reste un espoir. Les mêmes forces qui ont conduit à la mutilation de la Serbie et qui conduisent à la mutilation de la France, conduiront aussi à la résurrection de nos deux peuples.
Mais il faut pour cela que la jeunesse serbe et la jeunesse française ne se laissent pas aveugler par les mirages de la société de consommation.
Les peuples qui n’ont pas d’histoire n’ont pas d’avenir. En revanche, ceux qui savent conserver leurs traditions, tout en prenant dans le modernisme des éléments positifs, ceux qui savent garder la conscience de ce qu’ils sont, de ce que les ont faits leurs pères, ceux-là ont de l’avenir.
L’évolution du monde prouve que les modèles que prônent nos ennemis sont éminemment fragiles parce qu’ils reposent sur la mollesse et la paresse. Dans le monde qui se dessine, l’avenir sera à ceux qui sont durs à la tâche et rustiques dans leurs aspirations. C’est notre devoir, à nous adultes de montrer le droit chemin à nos enfants. Guidés par nos popes, mais à la force de notre énergie, il nous appartient de reprendre les rênes de nos destins.
Les Serbes sont courageux, ils l’ont montré au cours de leur histoire et au moins depuis la Bataille du Champ des Merles – Kosovo poljé – de plus, ils ne sont pas seuls même si leurs frères des combats futurs sont encore contraints au silence. La foi en Dieu, en son pays et en ses traditions est la source de l’avenir glorieux.
En ce dixième anniversaire d’un malheur qui aura une fin, je voulais vous dire à tous mon amitié et l’amour que je vous porte.
Gloire et longue vie au Peuple Serbe ! Votre ami, votre frère :
Pierre-Henri BUNEL
mercredi 1 avril 2009
Johan Livernette, Le Toulonnais révolté

Nous saluons la publication du second ouvrage de notre ami Johan Livernette, Le dissident révolté, publié aux Presses du Midi.
http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/livernette-johan/le-dissident-revolte,22552993.aspx
Pour ceux qui ne l'auraient pas encore lu, n'oublions pas son premier ouvrage, Round Affectif, également aux Presses du Midi.
Le second Couteaux des Européennes

Monsieur Couteaux,
Peut-être pour mieux câliner votre segment de marché SÉNIOR et vous assurer de leurs généreuses donations ? Une erreur stratégique de plus selon nous. Car pour bien la connaître, votre base est beaucoup plus à l'écoute d'Alain Soral que vous ne semblez le croire. Les plus modernes de vos militants tentent actuellement de lancer une nouvelle union patriotique : lassés qu'ils sont de vos calculs gériatriques et de vos scores électoraux. Une nouvelle génération qui voit d'un très mauvais œil le procès d'intention que vous attentez à Dieudonné et Soral. À défaut de vivre votre époque, il serait avantageux pour l'avenir du RIF, que vous fassiez l'effort de la comprendre. Car l'avenir du souverainisme passera surtout par la transmission.
Que monsieur M’bala M’bala ne se pose pas en gestionnaire technocrate du nouvel empire européen est la moindre des choses pour un candidat antisystème, dont le courage politique est de RÉSISTER à une oligarchie plutôt que de la fréquenter. Avec ou sans E&R, nous sommes sûrs que Dieudonné et son équipe sauront composer rapidement un programme solide pour réconcilier les français avec eux-mêmes et contre leurs élites. La liberté d'expression et l'anti-communautarisme sont au centre des préoccupations du candidat Dieudonné. Comme Madame Skandrani et Alain Soral, il a pu vérifier dans sa chair, que ces thèmes vous valent très vite l'hostilité des milices de l'Empire. Votre souveraineté ne semble pas inquiéter grand monde à Tel Aviv, Washington et Bruxelles : depuis 1999, votre cooptation européenne n'a guère arrangé les affaires de la France et l'on peut s'étonner de votre extrême douceur à l'endroit des lobbys sionistes.
Vous sembliez récemment, Monsieur Couteaux, découvrir l'allégeance de Monsieur De Villiers à l'officine américaine Libertas. Nous pensions pourtant vous avoir fait la leçon lorsque nous avions corrigé en votre présence Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon lors de sa pénible conférence de presse au siège parisien de l'union européenne, l'année passée.
A l'exception de Monsieur Dupont-Aignan (dont nous souhaiterions tout de même une position franche vis à vis de la French American Foundation), les gaullistes authentiques capables de défier les Etats-Unis d'Europe et d'Amérique se font rares. De trop nombreux escrocs se déchirent l'héritage du Général et depuis trop longtemps. Nous restons persuadés que vous n'êtes pas de ceux-là. Mais nous prenons note de votre souhait : rester définitivement à l'écart de la résistance populaire.
Bien vous en fasse, vos rendez-vous nécrologiques vont vous occuper à plein temps, la jeunesse restant hélas, à bonne distance de vos actions : vous aurez ainsi l'occasion d'exprimer pleinement votre « gravité ». Malgré tout, c'est sans rancune et en totale solidarité avec nos camarades souverainistes du RIF et de Debout la République, que nous serons présents à la manifestation que vous organisez jeudi en protestation au retour de la France dans le noyau dur de l'OTAN. L'intérêt national prévalant toujours sur les « querelles médiatiques », ce sera certainement pour vous l'occasion de dialoguer avec nos militants.
À E&R nous songeons à l’échec prévisible du camp « souverainiste » (nationaliste et gaulliste) au soir du 7 juin 2009 : dispersion des voix dans de multiples listes, refus de s’unir au-delà des divergences (minimes d’ailleurs, car si l’on n’est pas d’accord sur 20% des idées, on est d’accord sur 80%, et c’est bien cela l’essentiel !), ego personnel (se battre comme des enfants dans un bac à sable pour savoir qui sera tête de liste dans telle ou telle région).
Les électeurs sont de plus en plus déboussolés alors que depuis 1992 et la courte défaite du NON à Maastricht, le mouvement populaire contre l’euromondialisme gagne des points à chaque scrutin européen ou national, qu’il s’agisse du « hold-up » du RPF de Pasqua-Villiers en 1999 (13% tout de même, devant la liste RPR conduite par Sarkozy…), du « chaos » du 21 avril 2002 ou du rejet massif de la Constitution européenne le 29 mai 2005.
Or, il y avait un énorme coup électoral et médiatique à jouer dans cette campagne européenne. Les Français rejettent le Système et les élites, à commencer par leur premier représentant, Nicolas Sarkozy. Les travailleurs, étudiants et retraités des classes populaires et moyennes en voie de tiers-mondisation généralisée sont chaque jour plus nombreux à descendre dans la rue pour crier leur ras-le-bol des fausses promesses et des gadgets que sont les soi-disants « plans anti-crise ». Le Peuple ne veut certes plus de l’UMP, du PS, des Verts et du PC, mais c’est pourtant bien eux qui rafleront la mise… sans compter, le score du « facteur-pipole » de Neuilly… !
Pourquoi alors ? Tout simplement parce que le camp « souverainiste » est trop gentil, trop transparent, trop policé dans sa communication, trop dispersé pour diverses raisons, pourtant sans communes mesures avec la gravité de la crise actuelle, incapable de se faire entendre réellement par le Peuple-Électeur, incapable d’enfoncer la Ligne Maginot dressée face à lui par les Médias subventionnés (TV, journaux, radios). En un mot, il manque aux « souverainistes » la RADICALITÉ. Et c’est là que votre critique de la méthode Soral-Dieudonné sonne mal. E&R et Alain Soral ont réussi à amener aux idées que nous partageons, des jeunes de tous horizons (étudiants, jeunes sans formation et souvent sans emploi ni avenir, jeunes issus de l’immigration, jeunes travailleurs). Les livres et interventions télévisées ou Internet d’Alain Soral, les vidéos mises en ligne sur Internet par les sympathisants d’E&R, les spectacles de Dieudonné, les interviews radicales de We Are Change-Paris (Attali, Rama Yadé, Coppé, Montebourg), les actions menées sur le terrain par E&R (interview des parlementaires concernant leur vote sur l’Afghanistan, questions insolentes posées à P. De Villiers en votre présence rappelons-le encore une fois), ont plus de poids que vous ne semblez le penser.
Amener au nationalisme et au souverainisme des jeunes en général « kidnappés » par la LCR ou les sirènes bobo-libérales de l’UMPS et des Verts constitue en soi une belle réussite ne trouvez-vous pas Monsieur le Député européen ?
Pour beaucoup de ces nouveaux électeurs, assister à un spectacle de Dieudonné ou visionner sur Internet une vidéo d’Alain Soral sont déjà des actes politiques et citoyens. Sans vouloir dénigrer vos réels talents d’écrivain et d’eurodéputé, combien de jeunes Français avez-vous sensibilisés aux graves problèmes que sont aujourd’hui le communautarisme, le duo immigration-délocalisation, l’affaiblissement du lien républicain, les insultes quotidiennes faites à notre Histoire et à nos Traditions pluriséculaires, l’impérialisme atlantiste et sioniste ?
Oui, l’impérialisme atlantiste ET sioniste. Votre culture politique et historique n’étant plus à démontrer, vous savez pertinemment que ce couple diabolique est malheureusement à l’origine de ce que certains appellent « choc des civilisations » et qu’il pèse pour beaucoup dans l’avancée du communautarisme dans notre pays. Alors sans aller plus loin dans ce sujet, nous vous demandons de vous poser en âme et conscience la question suivante : le sionisme (couplé à l’euro-atlantisme) n’est-il pas une menace majeure pour la cohésion nationale et la construction d’une Europe des Peuples et des Nations libres en paix avec le monde arabo-musulman ?
Bien à vous Monsieur le Député,
Vive la France libre !
E&R
vendredi 20 mars 2009
Bye Bye Nice 2018 !!!

Après l'échec du PS pour Paris 2012, bye bye Nice 2018 pour l'UMPS ! Les contribuables et les marmottes vont être contents !
L'hyper-président UMP du Conseil Général-Maire de Nice-Président de la Communauté d'aglomération Nice Côte d'Azur, Christian Estrozy et le président PS de la Région PACA Michel Vauzelle avaient soutenu à bout de bras ce produit marketing autant inutile que ruineux, et fait ainsi leur coming out UMPS...
E&R Nice-Nissa
jeudi 5 mars 2009
Régis Debray analyse la crise de la gauche

L' "Elargissement" de l'Union Européenne, célébré en grande pompe n'a pas amené les Français à retrouver leurs frères européens de l'Est, mais à souder l'Europe aux "Etats-Unis de l'Est".
Comme Emmanuel Todd, il envisage la fin possible de la démocratie européenne, née en France en 1789, et donc du politique, cédant la place aux logiques ethniques et communautaires sur le retour (Padanie avec la Ligue du Nord en Italie, repli communautaire juif, etc.).
